Malgré la baisse continue des taux d’intérêt de crédit immobilier, pour atteindre un nouveau point bas à 2,85 % en mai dernier, le marché du logement montre encore des signes d’essoufflement : sur un an glissant, (période de juin 2013 à mai 2014 contre juin 2012 à mai 2013) le Foncier observe une baisse de 21 % du nombre de permis de construire, soit environ 390 000 logements autorisés. Parallèlement, 88 000 logements ont été vendus au premier trimestre. Ce qui n’empêche pas les prix dans le neuf de maintenir des niveaux élevés (stabilité des prix pour les appartements, +2,3 % pour les maisons individuelles).

Selon les prévisions de Crédit Foncier Immobilier pour 2014, « le volume de transactions dans l’ancien devrait être de l’ordre de 730 000, soit une quasi-stabilité par rapport à 2013. Au 1er semestre 2014, l’anticipation de la hausse des droits de mutation et le changement de taux sur les plus-values à l’horizon du mois d’août 2014 ont pu contribuer à soutenir l’activité. Ces niveaux restent, toutefois, inférieurs à la moyenne historique des 10 dernières années (autour de 800 000 transactions) »…

Actualités et perspectives 2014

Selon Stéphane Imowicz, directeur général de Crédit Foncier Immobilierla loi Alur a beaucoup inquiété les acteurs du marché. « Les annonces du gouvernement sans mise en application, ne permettent pas aux investisseurs de prendre position. Cela génère de l’attentisme ». Un découragement des ventes de logements anciens occupés est constaté. De plus, une autre difficulté vient s’ajouter : les nouveaux documents complémentaires à fournir lors des ventes de lots de copropriété, « qui ralentissent le marché ». On observe un risque de décalage d’un mois des signatures effectives, précise-t-il.

Néanmoins, des annonces gouvernementales en faveur du logement, considérées comme des mesures de relance, sont également à souligner. Parmi elles, le « dispositif Duflot » propose un amortissement sur une période plus longue, en contrepartie d’engagement de location allant jusqu’à 12 ans.

Autre point favorable, le PTZ + s’appliquerait de nouveau à l’ancien, mais plutôt en zone rurale et sur des biens à réhabiliter. Le Crédit Foncier mentionne également « l’assouplissement de certaines normes pour la construction neuve, notamment en ce qui concerne les handicapés, les parkings en sous-sols, etc. ». « Ces dispositifs semblent aller dans le bons sens pour fluidifier le marché » note Stéphane Imowicz.
« Un marché de l’investissement corporate dynamique au 1er semestre 2014 »

Et Stéphane Imowizc de poursuivre son analyse, cette fois dans le secteur de l’immobilier d’entreprise. « Nous avons ajusté nos prévisions de perspective d’atterrissage à la hausse concernant 2014 » précise-t-il. Avec 8 à 9 milliards d’euros déjà investis, le Crédit Foncier estime que la fourchette d’investissement corporate dynamique à fin 2014 se situera entre 15 et 17 milliards d’euros.

« Si, d’habitude, le second semestre est plus actif que le premier, rien ne nous permet d’affirmer que ce sera le cas pour 2014. Au contraire, nous y croyons peu car les produits disponibles sont relativement rares ». Une étude du Crédit Foncier a démontré que sur 50 investisseurs interrogés, le cumul de souhait d’investissement s’élève à 50 milliards d’euros. « On observe donc un décalage des investisseurs vers un marché plus risqué, comme celui du « core plus » ou, plus rarement, du Vefa » conclut Stéphane Imowizc.

Sources : http://www.immoweek.fr (Jean-Baptiste Favier)

 

 

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